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Votre signe astrologique vrai ou faux?

Un article a été publié sur le site américain LiveScience selon lequel les signes du zodiaque établis il y a plusieurs milliers   d’années ne correspondent plus aux constellations auxquelles ils sont associés:

« Depuis que le zodiaque a été établi il y a plus de 2.500 ans, votre signe astrologique a bougé d’un mois par rapport au Soleil et aux étoiles », explique Robert Roy Britt dans un article publié sur le site LiveScience et repris par un quotidien du Minnesota (nord des Etats-Unis).

« Vous n’êtes plus celui que vous pensiez être. Si vous êtes un fanatique de l’astrologie, et que vous étiez tenté de prendre des bonnes résolutions cette année en vous basant sur les étoiles, sachez que vous suivez les indications et les  conseils qui s’appliquent à quelqu’un de totalement différent« , observe encore M. Britt.

Ces changements sont dus à l’oscillation de la Terre autour de son axe, oscillation qui a elle-même changé l’alignement des étoiles et qu’on appelle « la précession des équinoxes ». Conséquence: on vous fait croire qu’il faut reculer d’un signe. Les Vierges deviendraient ainsi Lions, les Béliers se retrouveraient Poissons, et ainsi de suite.

Effectivement il y a 3000 ans et, toujours il y a 2200 ans, le seul moyen de mesure pour situer les astres errants (planètes) dans le ciel était de se repérer aux constellations. Constellations qui jusqu’à cette époque ne semblaient pas bouger d’un fifrelin.

Il faudra attendre Hipparque au 2ème s av J.C. pour que le cercle de 360° créé par le croisement des connaissances babyloniennes (le système sexagésimal) et égyptiennes (les décans qui sont définis par le levé héliaque des étoiles) soit utilisé systématiquement. Cependant la précession des équinoxes était si peu marquée à l’époque qu’il était difficile de savoir si les interprétations astrologiques se basaient sur la position des planètes par rapport aux constellations ou tout simplement par rapport au cycle du Soleil qui définit les saisons.

L’astrologie et l’astronomie était une seule et même discipline jusqu’à la Renaissance. Les uns en préférant la théorie et les autres s’attachant plus aux interprétations mais, dans tout les cas, ils avançaient ensemble vers la connaissance astronomique. Le point vernal (0° du cercle ou du signe du Bélier) fût finalement établi par rapport à l’équinoxe du printemps. L’équinoxe est le moment où le Soleil et la Lune se partagent le Jour de manière équitable : c’est à dire il y a autant d’heures la nuit que la journée. Le point vernal annonçant le début du printemps.
L’astrologie pu confirmer qu’effectivement les interprétations jusque là établies en fonction des phénomènes naturels et humains s’adaptaient parfaitement à ce zodiaque tropical (des saisons astronomiques).

Pourquoi privilégier le cycle du Soleil comme point de départ? Tout simplement parce qu’il est le centre de notre système et que chaque planète tourne autour de lui. Mais, il est faux de croire que seul le Soleil est représentatif de notre caractère : chaque planète apporte sa contribution dans notre personnalité.

Imaginons que le système solaire est une famille: le père, la mère, les frère et sœurs.
Le père (Soleil) aura une grande influence sur nous (Terre) mais également la Lune (mère), nos proches (les planètes visibles) et la société (les planètes invisibles).

Après 2000 ans de pratique, ne vous posez donc plus la question…l’astrologie a progressé avec son temps et utilise le même système de mesure efficace pour positionner les planètes que les astronomes : celui du cercle à 360°. Juste pour faciliter l’interprétation, les astrologues ont cependant conservé le nom des constellations comme « symbole » pour chaque 12ème de ce cercle (chaque signe couvrant 30°).

de Marie-Luce Piette
avec l’aimable collaboration
du groupe « Astrologie »

En savoir plus avec :

Droit de réponse à l’AFP et aux auteurs des articles parus dans divers médias

L’Association Française pour l’Information Scientifique

 

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JB Morin de Villefranche sa vie et son oeuvre


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Morin de Villefranche   _______________________
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S
a vie et son oeuvre
Jean-Baptiste Morin de Villefranche est sans conteste l’un des plus grands astrologues occidentaux du 17e siècle. On lui doit le remaniement des principes de l’astrologie au niveau de l’interprétation et des techniques de révolutions, de transits et de directions.

C’est à travers ses enseignements regroupés dans « l’Astrologia Gallica » que l’astrologie occidentale a pu se développer telle que nous la connaissons aujourd’hui. Il peut donc être considéré comme un des pères fondateurs de l’astrologie moderne.

Nous allons d’abord tenter d’en savoir plus sur l’homme et sa biographie, sur ses opinions, puis nous mettrons en avant ses nombreuses contributions en expliquant, par l’exemple, comment il a révolutionné l’astrologie de son temps.

 

1. Biographie
2. Ses prises de positions
3. Ses contributions astrologiques
4. Mystère autour de Morin
5. Synthèse, bibliographie et sources


I. Biographie

Jean-Baptiste Morin de Villefranche est né, comme son épithète historique l’indique, à Villefranche sur Saône, dans le Beaujolais, le 23 février 1583, dans une famille apparemment bien nantie.

Dès l’âge de 12 ans, J.-B. Morin connaît de grandes épreuves puisque son père est gravement malade tandis que sa mère meurt après un accouchement. Par ailleurs, celle-ci voulait le déshériter et lui refusait sa bénédiction suite à une demande incongrue de son frère, à savoir : «Si tu devais choisir entre la vie de ton père ou celle de ta mère, laquelle choisirais-tu ?». Question existentielle à laquelle Morin, insouciant, avait répondu : «La vie de mon père».

Entre 16 et 46 ans, il vit, selon ses propres termes, une période d’esclavage permanent, servant l’un après l’autre 16 maîtres qu’il abandonne, non sans souffrance, suite à l’arrogance et à la méchanceté de leurs femmes ou suite à des circonstances imprévues. C’est surtout entre 21 et 37 ans qu’il est affligé d’innombrables misères : maladies, préjudices, infortunes et périls mortels.

Morin fait ses études à Aix et à Avignon, où il obtient son diplôme en 1613. Médecin et mathématicien, il fait plusieurs voyages en Allemagne, en Bohême et en Hongrie pour le compte de Claude Dorme (évêque de Boulogne) qu’il sert de 1614 à 1621. Il rencontre à cette époque l’alchimiste et astrologue écossais Davison qui lui fait connaître l’astrologie qu’il va étudier, contraint, selon ses dires, par son employeur d’alors.

En 1624, il approche la philosophie d’Aristote et publie une réfutation sur ses quatorze thèses alchimiques qui suscite la colère de la Sorbonne et du Parlement de Paris. Après l’emprisonnement de l’évêque de Boulogne et jusqu’en 1629, Morin est au service du duc de Luxembourg.

En 1630, Morin est appelé au Collège de France pour exercer comme professeur de mathématiques et écrit à cette époque : «La meilleure méthode pour déterminer les longitudes pour les navigateurs» qu’il défendit en 1634 et qui sera acceptée puis refusée 10 jours plus tard du fait de l’intervention du cardinal de Richelieu. Il tentera de diffuser en vain sa découverte dans toute l’Europe, auprès d’astronomes réputés. Morin publie les lettres échangées en 1636 et, faute d’être reconnu pour son travail, son nom est désormais quand même connu dans toute l’Europe.

À partir de cette époque, sa réputation d’astrologue se répand dans les milieux judiciaires. Et c’est en 1638 qu’il est appelé dans l’appartement royal pour y dresser l’horoscope du futur grand monarque Louis XIV.
 
Vautier, médecin de Louis XIV, essaye alors de le faire nommer au titre d’astrologue royal, mais sa proposition n’aboutit pas. Il y avait bien des décrets français de 1493, 1559 et 1570 (1) contre l’astrologie, mais ils semblaient lettres mortes. Morin lui-même nous dit qu’il doit à l’astrologie sa nomination en 1629 (par Marie de Médicis) à un poste de professeur de mathématiques.
 
Après la mort de Richelieu, Morin décide de faire valoir son injustice concernant sa découverte, laquelle lui aurait normalement valu une récompense et il finit par obtenir de Mazarin une pension de 2000 livres plus 1000 livres du Trésor Royal le 8 avril 1645. Il rédige durant les dernières années de sa vie une œuvre monumentale «l’Astrologia Gallica», composée de 26 livres en langue latine et dans laquelle il expose sa vie, ses recherches, ses critiques et ses combats. Ce manuscrit est terminé en 1648, mais n’est publié dans son intégralité que plusieurs années après sa mort, en 1661, avec l’aide de la reine de Pologne et de Suède, en remerciement de ses services. Cependant, il semble que les 14 premiers livres, qui traitent peu d’astrologie, mais davantage de foi, abordant notamment les questions de la création et de la physique, auraient déjà été publiés en 1659.

Notons cette anecdote : au milieu du mois d’octobre 1656, une chiromancienne renommée informe Morin qu’il doit mettre ses affaires en ordre de manière urgente et refuse de lui prédire son avenir. Morin avait déjà remarqué dans son thème que cette année était chargée et il ne voyait pas comme y remédier. Bien qu’il soit en bonne santé, un peu plus d’une semaine plus tard, il est pris d’une forte fièvre. Il dit à ses médecins de ne pas trop se préoccuper de lui, car sa fin est inévitable. Le 6 novembre 1656, Jean-Baptiste Morin décède à Paris.

II. Ses prises de positions                            Sommaire

Durant le 15e siècle, l’arrivée de l’humanisme et, avec ce courant, la philosophie de la liberté de pensée de l’homme, on voit naître des oppositions marquées contre l’astrologie.

Pic de la Mirandole, italien humaniste, condamne l’usage qui est fait de l’astrologie, car selon lui elle soumet l’esprit de l’homme à la matière. Il pense que l’astrologie empêche la pureté de l’esprit qui permet de s’élever vers Dieu puisque les astres semblent répondre à un sort implacable et ignorent les bonnes œuvres et la prudence de l’homme qui peuvent le rapprocher de Dieu (en opposition avec les idées luthériennes qui se développeront par la suite).(2)

Cette vision philosophique œuvre encore au 16e et 17e siècles amplifiée par les conflits entre catholiques et protestants (3) conduisant à une recherche de purification de l’astrologie démarquée par deux tendances :
– le retour aux sources antiques en adéquation avec l’humanisme,
– une astrologie réformée.

En parallèle de cela, les avancées astronomiques avec Copernic, Galilée, Kepler, Tycho Brahé et la recherche d’une plus grande précision amènent des oppositions. Gassendi, par exemple,  cherche à écarter les influences astrales, comme les marées, de l’explication des phénomènes terrestres, ne voulant expliquer le terrestre que par le terrestre et considérant que seul un occultiste comme J.-B. Morin peut  croire en de telles sornettes. Une opposition virulente naît entre les deux hommes.

Morin s’oppose également à Galilée au sujet de son concept d’une terre en mouvement, laquelle permettait dans la foulée d’accepter l’hypothèse que «la terre tourne autour du Soleil» comme l’avait avancé précédemment  Copernic (système héliocentrique).

De surcroît, J.-B. Morin s’oppose à certains concepts bien ancrés de l’astrologie de son temps afin d’œuvrer pour une astrologie plus rationnelle. Il s’oppose ainsi à la tradition arabe et à la complexité de ses parts. Il s’oppose aussi à Bourdin qui préconise un retour à l’astrologie de Ptolémée, contestant l’origine du Centiloque traduit par lui et que Bourdin nomme «Centilogue», ouvrage que Morin ne peut concevoir comme étant de Ptolémée. Pour lui, il ne fait aucun doute que le Tétrabiblos et le Centiloque ne proviennent pas du même auteur. Il s’en prend aux commentaires de Bourdin sur les aphorismes et est en complet désaccord avec certains d’entre eux. Il s’oppose enfin à certaines méthodes de Ptolémée, reprises dans le Tétrabiblos, mais, en parallèle, il dresse également les thèmes de nouvelle lune précédant la naissance tel que le conseille celui-ci. Comme lui, il est dubitatif sur les triplicités. Alors que Ptolémée donne une version personnelle des termes, après avoir étudié ceux des Chaldéens et des Égyptiens, Morin les rejette purement et simplement ainsi que les décans égyptiens.

Bref, Morin est un contestataire, un agitateur qui ne se contente guère de rester à l’abri dans le dogme et qui se fait de nombreux ennemis du fait de prises de positions radicales.

III. Ses contributions astrologiques                      Sommaire

Nous l’avons vu précédemment, Morin est contraint d’apprendre l’astrologie.

Astrologie qu’il étudie pendant une dizaine d’années de manière empirique pour en conclure que la manière pratiquée jusque-là n’a aucun sens et pour finir par établir quelques principes rationnels qui selon lui, permettent de distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux. Il déclare que ces vrais principes ont été innovés par lui et ne figurent dans aucun écrit antérieur. Il est impossible de résumer en un seul article l’intégralité de l’œuvre de Morin, réunie en 26 volumes dans «l’Astrologia Gallica», mais voici un aperçu de son travail.

A/ La domification

Une différence fondamentale qui le sépare de la tradition antique est le système de domification.

Au cours du  16e siècle, différentes domifications cohabitent, bien qu’il existe une volonté pour aboutir à une domification standard (combinant l’équateur et l’écliptique) et nommée  Regiomontanus (du nom de son auteur). Cette dernière fut utilisée par Morin. Cette domification trouve comme seul opposant la domification égale antique défendue par différents astrologues du 17e siècle  tels que Bourdin.

À l’époque antique, les maisons semblent être déterminées par plusieurs découpages que l’on retrouve dans l’«Astronomicon» de Manilius: d’une part, les temples (4) (selon la position des  points cardinaux) gouvernés par des dieux, d’autre part, les lots (selon la position de la part de fortune) déployés suivant la roue du zodiaque (domification zodiacale) et qui n’ont pas exactement les mêmes significations que les temples.

Il semble que différents systèmes de découpages (par 8 ou 12 maisons : octopos et dodekatopos) étaient présents dans la tradition grecque et Manilius paraît faire un mélange de ces systèmes (5). On peut supposer que le début du premier temple se situe à l’ASC , que Ptolémée fait évoluer en plaçant le début de la maison I (temple) à 5° degrés avant celui-ci. Ptolémée décrit également une domification secondaire au départ des planètes et de la part de fortune : les lots ainsi établis ne sont cependant plus zodiacaux, la planète étant considérée comme le point de l’AS et les maisons développées de la même façon. (6)

Il cohabite donc deux domifications différentes, l’une antique (maisons égales) et l’autre utilisée par Morin, celle de Regiomontanus, comme on peut le vérifier dans les thèmes présentés dans son manuscrit.
 
L’équateur est divisé en 12 parties égales et de grands arcs sont dessinés à partir de ces divisions. Les points d’intersections de ces cercles avec l’écliptique (le cercle du zodiaque) représentent les cuspides des maisons.

Morin réalise également par jeu mathématique un nouveau système de domification que l’on nomme «Morinus».Ce système est sensiblement le même que celui de Regiomontanus à la différence qu’il ne commence pas avec l’ascension, mais bien au véritable orient (l’ASC n’est pas souvent au véritable orient). De ce fait, les maisons ne sont pas de tailles égales, le  MC ne correspond pas à la cuspide de la  10e  maison, l’AS ne correspond pas à la cuspide de la première maison.

JB Morin
Né le 23 février 1583

Ses révolutions solaires

Révolution solaire 1605 original
22 février 1605
Révolution solaire de 1613 original
22 février 1613
Révolution solaire 1629 original
22 février 1629
(1)1493: Livres interdits par Hugues de Talaru 
    archevêques de Lyon.
    1559: Catalogue des livres interdits par le
    Pape Paul IV.
    1570: interdiction de publication pour
    Cardan
Révolution solaire 1645 original
22 février 1645
Villefranche sur Saône 16ème s
(2) Luther considère que seule la foi peut faire de l’homme un bon chrétien et que les bonnes œuvres ne peuvent rien y changer.
Calvin ira jusqu’à considérer ses disciples comme des élus de Dieu dont le destin était déjà tracé.

(3)Alexandre De Angelis, père jésuite, écrira cinq livres contre l’astrologie

Système de tycho Brahé

Système de Copernic
Aristote, Ptolémée, Copernic

Domification de JB Morin
(4) Astrological houses du Dr Shepherd Simpson.
(5) Les 8 Maisons (2/2) : Le Dominion  par Patrice Guinard.
(6)Tetrabiblos livre IV 5 : «Res autem filorium particulares perexistimationem deprehendi possunt cum planetam filiotu datorem in loco ascendentis posuerimus : Tucetenim cuncta filiorum particulari quemadmodum ex nativitate jciuntur generaliter agnoscemus» «Si la compréhension des particularités des enfants est insuffisante : il  est  possible par les planètes des enfants, données pour lieu ascendant, en observant les particularités des enfants, de tirer des déductions comme dans le cas d’une nativité. »


Tabula Regiomontanus 15ème s

Voici un tableau reprenant les différentes significations des maisons selon l’époque.
s

Avant Manilius

 1er siècle après J.-C

 2e siècle après J.-C.

s

 17e siècle après J.-C.

s

Les dodekatopos chez les Grecs (5)

Temples selon Manilius

(4)
Lots
selon Manilius (4)

Maisons
(repris du Tetrabiblos de Ptolémée)

Maisons
(repris du Centiloque présumé de Ptolémée)

Maisons
selon
J.-B. Morin (8)

1

Anatole(7)
Lever
Lieu pivot
Enfants

Fortune, maison

Ce qui naît, la jeunesse, le corps

Le Moi, le corps

Vie, proportion du menton, état de santé, manière d’agir, dispositions naturelles

2

Ana Phoga(7)
Porte inférieure

Lieu néfaste

Trône de Typhonis (turbine)

Prix de la guerre

S

Ce que l’on reçoit, ce qui rentre

Richesses, or, matériel, outils, verseur d’eau (sensibilité), la soif (l’avidité)

3

Thea (5)
Desse
Lieu secondaire

Frères

Affaires, commerce

Déplacements
(avec la Lune)

S

Frères, proches

4

Upogeion (7)
Fond du ciel
Lieu pivot          

Père et anciens

La loi    

L’inertie, la paresse

La demeure

Parents, successions

5

Agathê tuchê (5)
Bonne fortune
Lieu secondaire

Santé et maladies

Mariage, amitiés

S

S

Libres voluptés corporelles

6

Kakê tuchê (5)
Mauvaise fortune
Lieu néfaste

Porte du travail

Moyens

Déplacements
(avec la Lune)

Le serviteur, l’oncle

Serviteurs, subalternes, animaux domestiques

7

Ducis
(Diametrom Dutikom) (7)
Coucher
Lieu pivot

Décès

Dangers

Les lois, les personnes âgées et ceux sur le point de mourir

Le médecin, l’astrologue, le grand-père

Conjoints, ennemis connus, procès, litiges

8

Epikata Phoga (7)
Porte supérieure
Lieu néfaste

Trône de Typhonis (turbine)

Rang social

S

La perte, ce qui sort

Mort

9

Theos (5)
Dieu
Lieu secondaire

Accidents

Enfants

Theos
Deus
Dieu,
déplacements
(avec la Lune)

S

Religion, voyage

10

Mesouxaria (7)
Milieu du ciel
Lieu pivot

Mariage

Caractère

Affaires religieuses, des rois et des princes. La fleur de l’âge.
L’emploi, la profession

Le chef, l’emploi, la profession, la popularité

Action, profession, dignité et gloire

11

Agathos daimôn (5)
Bon esprit
Lieu secondaire

Bonne fortune

Santé et maladies

Agathos daimôn
Bonusdaemon
Bon esprit

Les aidants et dépendants de la X, l’administration

Amis

12

Kakos daimôn (5)
Mauvais esprit
Lieu néfaste

Porte du travail

Succès

Kakos daimôn
Mala  daemon
Mauvais esprit
Déplacements
(avec la Lune)

S

Maladies, prison, exil, ennemis cachés, épreuves

N
O
T
E
S

Il existe de légères variantes de noms selon Paulus Alexandrinus (IVe siècle)et Rhetorius (VIe siècle), mais pas dans leurs qualités.

(7) Selon la traduction du texte de Julius Firmicus Maternus ( IVe siècle) par Jean Hiéroz d’après un extrait datant de 1533, page 31, repris dans La Vraie Domification en Astrologie de Maurice Nouvel, 1991.

S

S

Ptolémée ne se préoccupe pas de la signification des maisons, mais certaines références indiquent que ses connaissances des maisons sont celles  des temples Grecs.

Il n’est pas certain que le Centiloque soit de Ptolémée et l’on peut remarquer que les significations des maisons sont fort proches de celles de J.-B. Morin.
La maison II,  par exemple, est néfaste chez les grecs ; or, ici, rien ne semble l’indiquer.

Les significations font parties de celles que nous utilisons de nos jours.

(8) J.-B. Morin, Astrologia Gallica, 1661

Morin nous explique à travers son thème que l’amas de planètes en XII en domification Regiomontanus se retrouve, en domification égale, dans la maison XI. Pour lui, cet amas en maison XI lui aurait apporté facilités et avantages par des amis, des princes et par le roi et ne lui aurait pas fait connaître une vie d’épreuves telle qu’il a connue. Épreuves par les ennemis, les maladies graves et, à 16 reprises, ayant effleuré la mort, sans compter la servitude qu’il retrouve parfaitement avec cet amas planétaires en XII. Cependant, il eut l’appui de personnes influentes grâce à ses connaissances, à sa loyauté ou tout simplement par sympathie : il justifie cela par le thème de nouvelle lune précédant sa naissance : un amas planétaire en XI (en domification Regiomontanus) y est présent.


B/ Les triplicités                                                        
Sommaire

Le travail novateur de Morin repose particulièrement sur la notion de triplicité, qu’il appelle également trigonocratie ou trinité, une notion cabalistique qui lui fait considérer cet aspect comme parfait, tel que l’enseigna Aristote au  4e  siècle avant J.-C.


«L’éternelle Trinité est infinie d’Amour, elle est la fontaine et la substance de l’infini et le plus parfait Amour, dans lequel une chose est aimée (…) pour cela le trigone est perfection.» (9)


Sa subdivision des maisons du zodiaque ne peut être que par douze, car répondant à deux notions importantes :

La première considère un découpage cardinal et est déterminée par les axes de manière naturelle:


ASC (est), DS (ouest) en passant par le MC (sud) et pour finir par le FC (nord).

Cette découpe en quatre parties du zodiaque détermine le temps inscrit dans le thème natal, car basé sur le lever du Soleil, au point de rencontre entre l’écliptique et l’équateur, c’est-à-dire l’ASC:
– l’Asc à l’est représente le début de toutes choses, la vie;
– la montée au MC, le sud, la jeunesse;
– la descente vers le DS, l’ouest, le mariage;
– la nuit au FC, le nord, la vieillesse;


La seconde considération est basée sur les triplicités donnant une autre approche des cycles temporels des maisons et basée sur le premier découpage (4 x 3 = 12). Elles sont au nombre de quatre:


La triplicité de vie :
Maison I = la vie
Maison IX = la vie en Dieu
Maison V = la vie dans la prospérité

La triplicité d’action ou jeunesse :
Maison X = honneur et pouvoir
Maison VI = servitude
Maison II = gains matériels dus au travail

La triplicité de mariage et d’amour :
Maison VII = l’association
Maison III = les liens de sang
Maison XI = les liens d’amitié

La triplicité de la tombée de la nuit :
Maison IV = la souche originelle et donc l’attente naturelle de la mort des parents
Maison XII = les ennemis de la vie ou la vallée des misères
Maison VIII = la mort de l’homme lui-même

La succession de ces triplicités se fait dans l’ordre de l’équateur qui régit le temps et les choses naturelles, mais en parallèle se trouve également l’ordre de l’écliptique, qui suit le mouvement des planètes dans les signes et qui représente donc ce que l’homme est enclin à faire.


Par exemple, à travers la mort temporaire de la maison VIII, l’homme est amené à comprendre qu’il faut vivre avec Dieu en lui, jusqu’à sa mort, de sorte qu’il ne peut y avoir de temps intermédiaire entre la mort et la vie avec Dieu (IX).

Outre ces découpes, Morin fait remarquer qu’en ce qui concerne l’interprétation d’une maison, il est nécessaire d’interpréter également la maison opposée. Il nous explique qu’il est ridicule d’interpréter la maison des gains reçus (II) sans regarder la maison des biens des autres (VIII).


Morin applique également la notion de triplicité à travers les dignités,  héritage de sa confrontation avec Aristote et de sa recherche dans les concepts de la tradition antique représentée par Dorotheus de Sidon, Antiochus ( 1er siècle avant J.-C.) puis repris par Ptolémée. (10)

Les triplicités selon Dorotheus

Jour

Nuit

Assistant

Feu

Soleil

Jupiter

Saturne

Terre

Vénus

Lune

Mars

Air

Saturne

Mercure

Jupiter

Eau

Vénus

Mars

Lune


Morin ne peut concevoir par exemple que Saturne soit assistant en Bélier alors qu’il est en chute dans ce même signe.
 
On peut retrouver dans son manuscrit les différentes sources dont il s’est servi  pour illustrer la problématique des planètes en triplicité.

Les triplicités selon divers auteurs

Ptolémée ( IIe siècle après J.-C.), Arabes (à partir du  IXe siècle) Schönerus ( XVe siècle)


Comme pour les maisons, Morin applique le principe de l’aspect parfait de triplicité et établit le tableau suivant :

Les triplicités selon J.-B. Morin

Jour

Nuit

Assistant

Feu

Soleil

Mars

Jupiter

Terre

Mercure

Saturne

Vénus

Air

Saturne

Vénus

Mercure

Eau

Jupiter

Lune

Mars

C/ L’interprétation                                                    Sommaire

La principale divergence entre Morin et les astrologues de son époque se situe au niveau des significateurs.
Ces astrologues suivent principalement les concepts de Ptolémée. Cependant, Morin considère ceux-ci comme simplifiés et préfère remplacer la théorie des significateurs universels par une théorie élaborée de significateurs accidentels résultant des maisons.

Chez Ptolémée, un domaine est étudié en fonction des planètes qui le représentent (ex : Lune, Jupiter, Vénus pour les enfants) qui est «bon ou mauvais» selon la position en maisons (les angles, l’approche du point culminant étant plus positif, ainsi que la zone orientale), selon leurs positions en signes (ex : pour les enfants, les signes féminins et bi-corporels sont plus positifs) et, enfin, selon le maître du signe où se trouvent les planètes significatrices (Tetrabiblos : Livre IV chap. V).

On remarquera qu’il utilise les maisons seulement au travers des critères suivants:


Maisons cardinales et succédentes : positives
Maisons cadentes : négatives
Maisons diurnes : positives
Maisons nocturnes : négatives
Maisons orientales : positives
Maisons occidentales : négatives
L’AS et le MC sont positifs et le FC et DS sont négatifs (du moins dans certaines questions).

Nous trouvons chez Bonatus, au  13e siècle, la notion qu’un significateur, maître d’une maison, emporte avec lui la signification de cette maison dans la maison où il est situé comme une entité propre. Par exemple, Mars significateur de la maison II en maison X apporte la richesse par le combat dans sa profession. (voir la considération 80).

Chez Morin, utilisant principalement cette considération de Bonatus, une planète aura selon lui également une signification particulière en fonction de la maison où elle est placée et non plus seulement en fonction de ce qu’elle représente de manière universelle.
 
Si Mars représente le guerrier, celui-ci dans la maison X parle de la carrière, cependant en maison XII, il parle des ennemis ou des amis en fonction de l’état céleste de Mars (en maîtrise ou exil).
Reste que dans sa conception, Mars tout comme Saturne, représente le négatif et l’ablation (= son corps), s’ils se trouvent sans dignités (= son état céleste), sans de bons aspects (= ce qui l’influence), cela a pour conséquence que la maison qu‘il occupe connaît négativités et privations. En l’occurrence, la maison XII, occupée par un amas planétaire comprenant Saturne, représente forcément une épreuve liée à la maîtrise des planètes qui occupent cette maison (selon Bonatus) : par la famille (IV), la profession (X) ou encore les amis et appuis (XI), pour ne donner que quelques illustrations. Si cet amas avait été en maison XI, il aurait eu au contraire des amis par ces maisons (IV, V, VIII, X, XI).

Nativité de J.-B. Morin

Liber XVII Sectio I
Astrologia Gallica Liber XVII sectio I

(9) La Kabbale des Douze Maisons astrologiques par Jean-Baptiste Morin, traduit par George Wharton, 1659.
Domification de JB Morin
Portae Lucis

(10) On pense que le travail de Ptolémée a pu être élaboré grâce à la bibliothèque d’Alexandrie fondée en 322 avant J.-C. qui était alimentée par des manuscrits du monde entier. Ptolémée n’est pas réellement un créateur en matière d’astrologie, mais plutôt un rassembleur des connaissances du passé qu’il synthétise en un traité organisé.
Les Grecs, par contre, ont été reconnus coupables de plagiat depuis Thalès (autour de -6OO). Thalès s’était déjà rendu en Égypte et expliquait à Pythagore, qui voulait le rencontrer, qu’il détenait son savoir des prêtres égyptiens et que pour être savant, il fallait se rendre en Égypte.

Depuis, beaucoup de Grecs, par désir de gloire et de fortune, s’étaient rendus en Égypte. Ils traduisaient en grec les écrits en hiéroglyphes, mais n’avaient pas toujours la compréhension de ce qui y était  développé et prenaient de ce fait des raccourcis allant directement à la conclusion, tentant de fournir des explications intermédiaires pour justifier leurs soi-disant découvertes.
Lors de la fondation de la bibliothèque d’Alexandrie, sous le règne des Ptolémée, les écrits reçus grâce aux voyageurs qui s’arrêtaient au port étaient traduits en grec et représentaient un travail colossal. Dorotheus précède Ptolémée et aurait pu avoir accès à cette bibliothèque. Seulement, rien n’est sûr, car la région a été assez perturbée à l’époque et une partie des manuscrits aurait, semble-t-il, déjà été détruite vers -47 lors de l’incendie du port d’Alexandrie. Cependant, Ptolémée semble avoir eu accès à un certain nombre de documents antiques.
Les historiens sont assez divisés en la matière, mais il semble que la destruction de la bibliothèque ait eu lieu vers 391 lors des conflits opposant paganisme et christianisme. Selon Pingree les Arabes ont repris les travaux de Dorotheus et les ont traduits en arabe pour nous être retransmis partiellement.

L'école d'Athène 1509 Sanzio Raphaëllo

L’école d’Athène de Raphaello 1509

Platon dans l'école d'Athène Aristote dans l'école d'Athène
Platon                            Aristote
Ptolémée dans l'école d'Athène
Ptolémée

Pour un plus large éventail des règles astrologiques de J.-B. Morin, je vous renvoie à l’article «les 20 règles d’or de J.-B. Morin» par Philippe Régnicoli

Retrouvez également une lecture moderne du thème natale de J.-B. Morin par Philippe Regnicoli

 
 
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JB Morin de Villefranche sa vie et son oeuvre 2


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Morin de Villefranche   _______________________
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…..partie I et sommaire

IV. Les mystères autour de Morin    

Les thèmes de Morin sont quelque peu mystérieux, car ils ne semblent pas conformes aux dates mentionnées pour leurs édifications. Passons en revue quelques-uns de ceux-ci.

Le thème natal de Morin lui-même

Nativité J.-B. Morin original

Thème pour le moins insolite puisqu’il indique le 22 février 1583 à 20 h 33  et qu’il correspond en réalité au 23 février 1583 à 8 h 34 (calendrier grégorien).
Dans «Vita» folg I de l’introduction de «l’Astrologia Gallica», la date de naissance de Morin est décrite en ces termes :

 
«Francopoli, quae apud Bellijonenses primaria est civitas, septimo Calendas Mattias fuit natus, anno ab reoarata salute supra quingentesimum ae millesimum, tertio atque octuagesimo, horarum octavâ matutinâ quatuor ac triginta minutiis additis.»

On y fait mention de la date «non réparée» de la 7e calendes de mars 1583 = 23 février 1583 calendrier julien  + 10 jours = 5 mars 1583 calendrier grégorien.  (l’introduction du calendrier grégorien date d’octobre 1582).

À l’époque l’heure utilisée était celle du Soleil local. Il y a manifestement une confusion du calendrier puisque ce thème représente la date du 23 février 1583 grégorien. On se demande également pourquoi Morin a inscrit le 22 février 1583 à 20 h 34 qui précède de 12 h celle du thème.

Si on regarde le thème qu’il a dressé pour la nouvelle lune qui précède sa naissance, nous remarquons le même phénomène.

Nouvelle Lune de naissance de JB Morin

La date inscrite sur le thème, soit le 21 Février 1583 grégorien à 21 h 43 précède de +/- 12 h le ciel de la nouvelle lune précédant sa naissance et qui est en réalité le 22 Février 1583 à 9 h 42.


Le thème natal de Cardan

Nativité de Jerôme Cardan

Cardan est né, selon lui, dans son «Propria vita», manuscrit de 1563, à la 8e calendes d’octobre 1501. Il s’agit encore du calendrier julien comme le confirme les calendes et puisqu’il est mort avant que le calendrier grégorien fût mis en vigueur.

«Tentatis, comme ouï-dire, avorté par erreur de médicament, je suis né en 1500 + an ? 8e calendes d’octobre (= 4 octobre) pas exactement à l’heure du début de la nuit, mais un peu davantage que la moitié, et pourtant moins des 2/3 (Besse se réfère à des 8/12).»


Le coucher du soleil à cette  date se situe vers les 18 h, heure locale et se lève vers 6 h 30 heure locale. Si l’heure est plus ou moins les 7/12 de la nuit (plus que 6/12 et moins que 8/12), nous avons une naissance à 1 h 20 du matin.

Cependant, si l’on considère les douzièmes à partir de 12 h, cela nous conduit vers les 19 h, mais peut-être un peu avant ou un peu après.


Le thème réalisé par Morin représente le ciel du 24 septembre 1501 18 h 36 julien (soit si l’on veut faire la conversion, le 4 octobre 1501 18 h 36  grégorien), alors que l’inscription sur le thème est du 24 septembre 1501 6 h 40 et que la domification est suspecte (celle de Regiomontanus est cependant la plus proche).


Cardan, dans son manuscrit, donne une description de son thème qu’il précise avoir déterminé selon la méthode de Ptolémée, par le thème de la nouvelle lune précédant la naissance qui permet de définir l’ascendant lorsque l’heure est inconnue (Tetrabiblos livre III chapitre II) et qui concorde avec le thème monté par Morin :

 

Les luminaires sont en VI et XII, Mars porte préjudice aux luminaires par le lieu (maîtrise le Bélier intercepté en XII) et par carré à la Lune. La Lune, lors de sa conjonction au Soleil, se trouve à 29° de la Vierge (soit le 22 septembre 1501 à 17 h 38) qui est précédée de Mercure (il se trouve à cette date à 24° Balance) n’aspectant pas l’ASC. (au natal, la Lune est en sextile à l’ASC.), l’ASC. étant différent (il se trouve à cette date et heure à 9°56’ en Poissons) et donc, comme indiqué, la Lune n’aspectait pas l’ASC.

 

Pour Cardan, cela exprimait une monstruosité à la naissance car «ayant été expulsé par médicament».


Après vérification de la date mentionnée par Cardan, on remarque que le thème de ce jour du 4 octobre julien 1501 (soit si l’on veut convertir le 14 octobre 1501 grégorien), ne correspond en rien à la description.

 

J’en conclus que le jour décrit par Cardan et le thème dressé par Morin nous donnent une naissance au 24 septembre 1501 julien à 18 h 36 (ou convertie au 4 Octobre 1501 grégorien) et non le 24 septembre 1501 grégorien, comme cela semble diffusé.


On peut se demander pourquoi Cardan a menti sur sa propre date de naissance.
Est-ce dû à son Mars en Gémeaux qui aime brouiller les pistes avec son maître Mercure en VI carré à Neptune au MC ? Peut-être ne ment-il pas sur sa date de naissance, mais ment-il sur la description de son thème ou encore ment-il de part et d’autre ?
Voilà une attitude largement commentée dans les différentes biographies qui lui sont consacrées…


Cependant, l’on sait que l’astronomie a été construite à cette époque autour de problèmes de calendrier qui figurent en bonne place à l’ordre du jour du Concile de Trente (1545-1563). On sait aussi que des lettres relatant du débat sont entre les mains de Copernic (1473-1543) qui appuie ses théories et qu’il publie à la fin de sa vie. Quelques années plus tard, le pape Grégoire XIII  les utilisera pour faire la conversion des calendriers en 1582.
On peut dès lors imaginer que Cardan a pris connaissance de ses travaux avant 1563 (année de la publication de son manuscrit) et a intentionnellement publié sa date de naissance déjà convertie.


Cela n’explique pourtant pas pourquoi l’horaire utilisé pour le thème par Morin présente un décalage d’une douzaine d’heures.


Le thème natal de Gustave Adolf de Suède :

Nativité Gustaf Adolf de Suède

De nouveau, on peut constater une différence de +-12 h précédant l’heure du thème réalisé.
On peut voir inscrit le 18 décembre 1594, 19 h 13 au lieu du 19 décembre 1594 à 7 h 13 .


Gustave Adolf de Suède est né le 9 décembre 1594 à 7 h 28 julien (le calendrier grégorien est entré en vigueur en Suède seulement en 1753, mais la date convertie donnerait le 19 décembre 1594).


Conclusion

Dans chaque thème, on peut se rendre compte d’une constante : à savoir une différence approximative de douze heures entre le thème établi et les dates mentionnées.


On ne peut pas dire que Morin n’ait pas une bonne connaissance de l’utilisation des tables astronomiques puisque ses thèmes sont correctement établis quant aux positions des astres et de la domification. D’ailleurs, cette différence de 12 heures correspond à une inversion jour/nuit (le soleil se retrouve au-dessus ou au-dessous de l’horizon), ce qui n’aurait pu que sauter aux yeux de n’importe quel astrologue de l’époque : en effet, s’assurer de la bonne position du soleil fait partie des bases de l’astrologie traditionnelle puisque cette vérification permet en un coup d’œil de s’assurer que le thème a été bien monté.


Le thème de Cardan présente davantage de lacunes, mais il semble que Morin veut surtout établir le thème qui correspond à la description qu’en fait Cardan et qui est rédigée sous forme de devinettes.


Si on peut supposer que le changement de calendrier a créé quelques (tel qu’on peut le voir dans son propre thème et dans celui de Cardan, le premier où il y a confusion entre les deux calendriers et le second où Cardan lui-même semble intervertir les deux calendriers, mais peut-être pas de manière involontaire), cela ne semble pas pouvoir expliquer le décalage horaire existant dans les thèmes de Morin.

 

Il faut d’ailleurs préciser que ce ne sont pas les thèmes présentés qui sont faux, mais les dates fournies en regard ! Alors, maquillage et sabotage volontaires ? Possible, il ne faut pas oublier que son manuscrit n’a été publié qu’après sa mort et peut-être a-t-il donc truqué sciemment les données pour faire un pied de nez à tous ceux qui l’ont contré, à ces faux amis qui ne l’ont pas soutenu pour sa méthode des longitudes. Il a donc pu vouloir, n’ayant pu publier ses livres, y insérer des pièges. Peut-être également a-t-on saboté exprès son œuvre afin de le discréditer ?


La solution

Voici finalement la solution de l’énigme des thèmes de Morin. Elle m’a été donnée par un charmant lecteur, Graham Fox, qui a eu la gentillesse, de surcroît de me faire quelques corrections sur mes traductions latines. Textuellement, il m’a dit que mon latin était pire que le sien. Je ne peux que lui donner raison,  biensûr, et cela me permet d’inviter d’autres plus avertis à nous corriger, si besoin était.

Ceci étant clarifié, cela ne l’a nullement empêché de trouver la solution en faisant quelques recherches, que je vais tenter de vous expliquer.

Il m’écrit cette phrase :«il aimait bien faire l’érudit et le latiniste», selon James Holden, son traducteur vers l’anglais. Cette phrase résume très bien l’origine des deux points laissés en suspend ; la confusion entre les calendriers et cette différence de 12 h par rapport au jour de la naissance.

Pour comprendre, il faut savoir ce qu’était le système des calendes qui est issu du calendrier romain et qui précède le calendrier julien. Ce système n’est pas un calendrier en soi, mais plutôt un système de repères. Il sera d’ailleurs utilisé avec le calendrier julien, et de manière courante, jusqu’au 13e siècle. Cependant, ce système sera encore utilisé jusqu’au 18e siècle, principalement par les savants qui prisaient d’écrire le latin conformément au goût et aux usages des anciens romains. Il semble donc que Morin a fait usage des calendes au départ du calendrier grégorien et nous confirme son côté latiniste.

En ce qui concerne le deuxième point, il faut savoir que la notion de «jour» prit différents repères  selon les lieux et les époques. Nous retiendrons cependant  deux de ces notions, à savoir le jour civil qui débute à minuit, et le jour astronomique, qui débute à midi et qui sont encore en vigueur à l’heure actuelle. Morin a tout simplement indiqué sur ses thèmes l’équivalent du jour civil de sa naissance, en jour astronomique. Le 23 février à 8 h 34 civil n’était pas encore le 23 février astronomique puisque ne commençant qu’à midi. Si nous comparons la ligne du temps de ces deux jours, nous nous apercevons que le 23 février à 8 h 34 civil correspond au 22 février à 20 h 34 astronomique. Morin devait en tout état de cause défendre ses appartenances à l’astronomie et non, comme dit plus haut, laisser une image d’occultiste.

 

IV. Synthèse, bibliographie et sources    

Morin est sans conteste un révolutionnaire de son temps  puisant dans l’antiquité pour construire l’avenir avec de nouveaux concepts qui sont encore largement utilisés de nos jours.


Il n’a pas toujours adhéré aux innovations de son temps, tel que le système héliocentrique de Copernic, mais il ne faut pas oublier que cela aurait remis en cause sa propre foi et l’équilibre déjà fragile de la position de l’astrologie.


Morin apparaît comme un personnage irascible, vindicatif, qui aime la controverse, mais s’il s’attaque à certains principes antiques, il ne rejette pas pourtant les hommes de science qui les ont apportés, adoptant parfois d’autres de leurs concepts.


Bibliographie:

En français

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, L’astrologie, Hiéroz, Jean, reproduction en fac-similé des Cahiers astrologiques de 1941, Ed : 2004.

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Ma vie devant les astres, collationné dans l’Astrologia Galica, 1661, Jean Hiéroz.

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Les remarques astrologiques sur le centiloque de Ptolémée, Halbronn, Jacques.

En anglais

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Astrologia Gallica Book 13-14-15-19, traduit par James Herschel Holden.

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Astrologia Gallica Book 18, traduit par Pepita Sanchis en espagnol, traduit en anglais par Anthony Louis LaBruzza.

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Astrologia Gallica Book 22, traduit par James Herschel Holden.

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Astrologia Gallica Book 23, traduit par James Herschel Holden.

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Astrologia Gallica Book 24, traduit par James Herschel Holden.

En espagnol

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Astrologia Gallica Libro 18 traduit par Pepita Sanchis

En latin

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, L’astrologia Gallica, 1661(numérisée).

Décor

J.-B. Morin
 
 
Natal J.-B. Morin

Vita J.-B. Morin 

 

«Villefranche, de laquelle Beaujolais est de qualité de première ville, septième calendes Mars, il est né, année non restaurée salutairement jusque 1500, troisième et avec 80, heure 8 du matin 4 et trente minutes ajoutées.»

  

   

 
 
 
Morin nouvelle lune précédant la naissance

 
 
 

Natal Cardan

«Propria vita» de Jérôme Cardan

Propria vita de Jérôme Cardan

 
 
 
Jérôme Cardan
Hieromynus Cardanus
Girolamo Cardano
Jérôme Cardan

 
 
 
Réforme du calendrier 1582
Le pape Grégoire XIII et la réforme du calendrier
 
 
 
Natal Gustave Adolf de Suède
Naissance de gustave adolf manuscrit de 1764
Histoire de Gustave-Adolphe, roi de Suède
De Eléazar Mauvillon, Johan Archenholtz
Publié en 1764 Z. Chatelain et fils

Ludovica Maria Gonzaga regina polonia et svecia 1645

Ludovica Maria Gonzaga regina polonia et svecia 1645
appelée Marie Louise de Mantoue
ou Marie Louise de Gonzague-Nevers
Bienfaitrice de J.-B. Morin
publiant après sa mort
«l’Astrologia Gallica»

 

Cours d'études historiques tome quatrième de P.C. Daunou p 140
Daunou, P.C., Cours d’études historiques
tome quatrième, 1843  p 140
 

Tous savoir sur les calendes

Sabbathier,
François, Dictionnaire pour l’intelligence des auteurs classiques, grecs et latins …, 1770

Tableaux des conversions
Goguillon, Louis, Le calendrier julien.

Notions de chronologie historique et mathematique; ou, essai sur les cycles ... De Ambroise-Dominique Delarue 1813

L’origine du jour astronomique par Ptolémée

Marcoz, Jean Baptiste P., Astronomie solaire d’hyparque 

                          
 
 
 
Les sources

 
Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, L’astrologia Gallica, 1661.

Ptolémée, Quadripartitum, 2e siècle. Traduction latine d’une version arabe faite par Platon de Tivoli en 1138. Edition 1533.

Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, The cabale of the twelve houses astrological, traduction anglaise de George Warthon, 1659, retranscrite par Thomas Callanan, 2003.

Callanan, Thomas, The astrology of Jean-Baptiste Morin, 2003.
 
Morin de Villefranche, Jean-Baptiste, Ma vie devant les astres, collationné dans l’Astrologia Galica, 1661, Jean Hiéroz.

Holden, James H., A History of Horoscopic Astrology, 1996.
 
Barton, Tamsyn, Ancient Astrology, 1994.
 
Cardan, Jérôme,  Propria vita, 1563.
 
Omotunde, Jean-Philippe, L’origine négro-africaine du savoir grec, 2000.
 
 
Dr Shepherd Simpson, Astrological houses.
 
Guinard, Patrice, Les 8 Maisons (2/2) : Le Dominion, 2004.
Nouvel, Maurice, La Vraie Domification en Astrologie, édition Pardés, 1991.

Goguillon, Louis, Le calendrier julien.

Goguillon, Louis, Les confusions du calendrier julien.

Goguillon, Louis, Le calendrier grégorien
 

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Je tiens à remercier tout particulièrement Philippe et Joanne pour m’avoir aidé à donner la touche finale de cet article.
Vous pouvez retrouver Philippe sur son site "Autour de la Lune" dont j’apprécie particulièrement les articles et Joanne que tout le monde connait, qui m’a permis au travers de ses cours et de son forum "Astrologie Libre" d’initier, d’échanger et de progresser en astrologie .

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Les rétrogradations

 

 
  _______________________  Les rétrogradations  _________________________
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I. Le processus de rétrogradation

Pour comprendre les rétrogradations, il est nécessaire de situer l’espace dans lequel se développe ce phénomène.

Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de lui. Les corps célestes qui nous intéressent sont les principales planètes que l’on utilise en astrologie et qui, par ordre croissant de leurs distances au soleil, sont : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton.

Ces planètes gravitent autour du Soleil dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et l’on peut définir leurs positions par rapport au Soleil grâce à leurs projections sur les constellations du zodiaque.




 

 
 
II.Rétrogradations
des planètes extérieures à la Terre
 

Héliocentrisme et géocentrisme

 
On peut voir sur le graphique que pour positionner Saturne par rapport au Soleil, il est nécessaire que l’axe Terre / Saturne traverse le Soleil. De cette manière, nous avons la position exacte de Saturne par rapport au Soleil.
Mais, étant donné que notre astrologie se base sur les influences que nous recevons des planètes sur la Terre, là où nous vivons, l’astrologie positionnera les planètes sur le zodiaque non en considérant le Soleil comme centre du zodiaque (héliocentrisme) mais en prenant la Terre pour centre.
Il faut donc pour cela placer le zodiaque en considérant la Terre comme étant le centre du zodiaque (géocentrisme). 

Nous obtenons donc deux représentations du zodiaque, l’une au départ d’une "vue" du Soleil (héliocentrique) et l’autre au départ  d’une "vue" de la Terre (géocentrique).

 
 
On peut voir que lorsque l’axe Terre > Saturne traverse le Soleil, la position de Saturne dans les deux zodiaques est identique.
Nous pouvons ajouter également que dans le zodiaque géocentrique, le Soleil sera positionné en conjonction avec Saturne lorsque la position de Saturne sera identique en héliocentrique et en géocentrique.
Ceci sera également vrai pour chaque planète qui se trouvera en conjonction avec le Soleil.
Jusqu’ici tous semble simple et le serait si, à l’instar de Saturne, la Terre n’était pas aussi en mouvement.

 

 

Vitesse de révolution
   
Chaque planète qui gravite autour du Soleil a son temps de révolution. Plus la planète est éloignée, plus le temps de révolution est élevé.
C’est pourquoi la vitesse de révolution semble différente d’une planète à l’autre et que la Terre a un temps de révolution plus court que Saturne.De ce fait, le zodiaque géocentrique qui suit le mouvement de la révolution de la Terre son centre, semblera se déplacer autour du Soleil provoquant ainsi un décalage par rapport au zodiaque héliocentrique.
 
Nous pouvons constater ici cette différence de vitesse de révolution en observant le parcours du Soleil sur le zodiaque géocentrique – le Soleil s’étant déplacé en fonction de la révolution de la Terre.
Saturne aura parcouru seulement 1° lorsque la Terre aura parcouru 30° sur le zodiaque héliocentrique.
Cependant, ce qui nous intéresse, c’est la position de Saturne sur le zodiaque géocentrique.Saturne aura parcouru 3° (de 29° Lion à 2° Vierge) sur le zodiaque géocentrique lorsque le Soleil aura parcouru 30° (de 29°Lion à 29° vierge), ce qui nous donne une vitesse de rotation fictive trois fois plus élevée qu’en réalité.

La Terre poursuivant sa route, sa vue du zodiaque l’accompagnant et Saturne continuant sa progression de 3° sur le zodiaque héliocentrique, sa position sur le zodiaque géocentrique sera de 8° en Vierge, soit une progression fictive de 6°. Ceci nous montre que la progression sur le zodiaque géocentrique c’est ralentie puisque les 30° parcourus par le Soleil nous donnent une progression de Saturne de 3° alors qu’ici le Soleil parcourant 90° (3X30°) sur le zodiaque géocentrique nous donne une progression de seulement 6° au lieu de 9° (3X3°) de Saturne.

Ce point particulier représente en l’occurrence le point stationnaire de Saturne, c’est à dire la position qui précède la rétrogradation qui nous intéresse.

On peut déjà dire que sur le zodiaque géocentrique la rétrogradation est précédée d’un ralentissement vers une position stationnaire.
 
 
 
 
 

Voyons ce qui suit……….
 

 


Saturne a poursuivi sa route sur le zodiaque héliocentrique de 1°30 et donc la Terre de 45°.On peut observer que sur le zodiaque géocentrique Saturne a rétrogradé de 1°30 et est donc en adéquation avec la vitesse réelle de sa progression sur le zodiaque héliocentrique.

Lorsque la Terre se trouvera en conjonction avec Saturne sur le zodiaque héliocentrique, la position de Saturne sur les deux zodiaques sera identique.Nous pouvons observer qu’en progressant de 0°30 sur le zodiaque héliocentrique – et donc de 15° pour la Terre > – Saturne a accéléré sa rétrogradation par rapport à sa vitesse réelle de rotation en parcourant 1°30 (3×0°30) et arrive au même degré sur les deux zodiaques.

Nous pouvons donc dire que la position de Saturne est identique sur le zodiaque héliocentrique et le zodiaque géocentrique quand la Terre est conjointe à ou en opposition avec Saturne sur le zodiaque héliocentrique ou quand le Soleil est en conjonction ou en opposition avec Saturne sur le zodiaque géocentrique.
Ceci est également vrai avec toutes les autres planètes.

Nous pouvons également dire que du point de rencontre des deux zodiaques vers le deuxième point de rencontre des deux zodiaques en position d’une planète, il y a une accélération suivie d’un ralentissement, d’une position stationnaire et d’une accélération progressive.

Faisons progresser Saturne d’encore 1°30 sur le zodiaque héliocentrique et donc la Terre de 45°.
Sur le zodiaque géocentrique, Saturne rétrograde toujours et cette fois de 4°, ce qui nous fait comprendre que Saturne a légèrement diminué sa vitesse de rétrogradation (4°/1,5=2,6 donc moins de 3 X sa vitesse réelle).
En l’occurrence, Saturne est arrivé à un nouveau point stationnaire qui termine la période de rétrogradation.
De ce point Saturne redevient direct. Il accélèrera progressivement et encore au-delà du prochain point de rencontre des deux zodiaques c’est à dire quand Saturne sera en conjonction avec le Soleil sur le zodiaque géocentrique et en opposition avec la Terre en zodiaque héliocentrique au 11° de la vierge.
 

Nous pouvons donc dire à présent que Saturne engendrera sur le zodiaque géocentrique une accélération progressive suivie d’une décélération à l’approche du point stationnaire qui précède la rétrogradation.Lorsque Saturne entrera en rétrogradation, elle engendrera également une accélération progressive suivit d’une décélération à l’approche du point stationnaire.


Notre système solaire


Projection sur le zodiaque

Source

Position de Saturne par rapport à l'axe Terre Soleil


S

S

S

S

S

S

III.Evaluation de l’accélération

Voici le graphique montrant les distances parcourues par Saturne sur le zodiaque héliocentrique et sur le zodiaque géocentrique, lesquelles sont un indice d’intensité d’accélération.

Vitesse de rétrogradation

Nous remarquons que Saturne a une progression régulière sur le zodiaque héliocentrique alors que sur le zodiaque géocentrique le nombre supérieur de degrés parcourus en un même temps (ici solaire) nous indique une accélération nécessaire qui varie selon que Saturne est direct ou rétrograde.

Nous pouvons donc dire à présent qu’une planète en phase directe génère une accélération progressive et que durant sa phase de rétrogradation, l’accélération sera plus forte.

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A la recherche de la voie combuste


A la recherche de la voie combuste 

Qu’est ce que la voie Combuste?

La voie combuste représente une portion du zodiaque (15°Balance-15°Scorpion) qui est considérée comme négative en astrologie horaire et nous à été transmise par les astrologues arabes Alcabitus (selon Giuseppe Bezza) fin du 10ème siècle et Al Biruni début du 11ème siècle.

Échange sur le sujet de la voie combuste Déborah Houlding et Tom Callanan

Alcabitus

Introduction à l’astrologie traduit en anglais par Charles Burnett
Dédié à l’émir hamdānide d’Alep, Sayf al-Dawla ( 916-967)

Al Biruni (973-1050)

Il faut savoir également qu’Al Biruni avait déjà le concept d’une terre ronde que l’on peut retrouver dans un de ses plus importants ouvrages , celui de l’astronomie avec le « Canon de Masudi » début du 11ème siècle. En voici un petit extrait assez révélateur :
"Canon de Masudi" Al-Biruni 11ème s
La voie combuste selon Al Biruni
Selon son ouvrage  « Les éléments de l’art de l’astrologie » (+- 1029 Ap JC) “La Voie combuste est la dernière partie de la Balance et la première partie du Scorpion. Ces deux Signes ne sont pas favorable au soleil et à la lune à cause de l’obscurité et de la malchance liées à elles et parce que chacune d’elles est la chute d’un des lumières. Ils contiennent également deux malefics, celui par exaltation (Saturne en Balance ) l’autre par la maîtrise (Mars en Scorpion). »
Livre des introductions sur les éléments de l’art de l’astrologie
Présentation du Manuscrit
Traduction française (en cours)du manuscrit édité par Luzac & Co à Londres en 1934 par Michel Rouge

L’origine de cette voie combuste est un grand mystère.

Il semble qu’elle soit en corrélation pour les arabes à un phénomène visuel particulier qui teinte de rouge la lune lorsqu’elle est en phase de Pleine Lune. Effectivement lors d’une éclipse lunaire, la lune semble se teinter de rouge dût à la déviation des rayons lumineux du soleil ne laissant percevoir plus que les particules de rouge.

Source

Cependant ceci ne
nous dit pas pourquoi les astrologues arabes considéraient
cette portion du zodiaque néfaste.

Il faut pour cela retourner dans l’histoire, lors de l’invasion arabe des Indes en 712 après JC.
Effectivement les savants arabes ont pût grâce aux explorations effectuées lors de l’invasion des Indes, profiter de la science Indienne et s’imprégner des mythes et légendes du Pays.
C’est d’ailleurs au court de ces explorations, qu’ils ramèneront au 10ème siècle la notion du « 0 » qui devra permettre le développement des mathématiques.

http://www.imarabe.org/temp/expo/sciences-arabes.html

Inde

C’est dans ce contexte que Al Biruni (973-1050) prisonnier et au service du Khwarizm shah Mahmoud al-Ghazni vers 997/999, effectuera des voyages aux Indes et relatera ce qu’il découvrit de la culture indienne.
C’est lors d’un de ses voyages qu’il visitera le temple de Somnatha, aujourd’hui situé dans Le parc national de Mahavir Harina Vanasthali dans l’ hyderabad, état princier indien en Inde du sud centrale en 1905.

Et c’est suite également à ce qu’Al Biruni rapportera de ce voyage que Mahmoud al-Ghazni détruira le temple de Somnatha en 1026.

Ce temple renferme en lui une légende indienne qui se rapporte aux filles de Daksha (Père des créatures terrestres) qui eut 60 filles dont 28 deviendront les épouses du dieu Chandra ou Soma (Lune) qui deviendront les maisons lunaires (28/27 Nakshatras).C’est pourquoi ce temple est supporté de 60 colonnes représentant les 60 filles de Daksha.

Dans la mythologie Indienne, dans la période polythéiste védique, nous avons les huit Sphères d’existence ou Vasus (enveloppes) dont font partie les Constellations (Nakshatra) qui découlent de Daksha ( Le Principe souverain Créateur )

La légende nous conte que des 28 filles de Daksha , l’une d’elle, Rohini, sera l’épouse préférée de Chandra. Rohini est la 4ème maison lunaire et se voit accompagnée d’une étoile comme chacune des épouses, qui sera pour Rohini, Aldébaran à 15° du Taureau.
Son opposée, Antarès, se situant à 15° du Scorpion correspondant à la fin de la voie combuste.

Voici la légende : reprise d’un travail préparatoire à l’observation d’une éclipse solaire totale prévue le 11/8/1999 à l’Université d’été de GAP-BAYARD (20-26 août 1998)

La légende nous explique comment une des filles de Daksha conquit le cœur du dieu Lune.

Celle dont l’épaule scintillait de tous les feux de l’étoile rougeâtre que nous nommons Aldébaran. – « Qui es-tu ? » demanda-t-il fasciné. – « Rohini , la rouge », répondit-elle sobrement, avec un discret petit rire qui le fit fondre de désir. – « Tu es très belle, Rohini, souple et élancée comme un roseau, ton parfum est celui du bois de santal… » et il resta sans voix. Mais dès ce jour, il ne la quitta plus, délaissant les vingt-sept autres filles de Daksha qui ne tardèrent pas à s’en plaindre à leur père.

« Je ne t’ai pas donné mes filles pour que tu les méprises. Partage tes faveurs entre toutes également. Si tu n’obéis pas, malheur à toi ! » On dit souvent que l’amour rend aveugle. Il rendit sans doute Lune sourd, qui ne prit pas la peine d’obtempérer aux ordres de Daksha. Et le châtiment fut terrible : Lune tomba aussitôt malade et se mit à s’affaiblir de jour en jour (Lune décroissante) . Et sur la Terre une période de désolation commença : on vit les plantes se dessécher, les fleurs perdre leur parfum, les animaux dépérir et quelques hommes succomber… Les Devas, inquiets coururent chez Daksha, pour le supplier de rendre sa santé au Seigneur Lune pour sauver les créatures terrestres… Ils surent convaincre Daksha qui consentit à atténuer le châtiment, sans pour autant revenir sur sa décision de punir le Seigneur de la Nuit. « D’accord, annonça-t-il. Sa maladie ne le fera souffrir que quinze jours. Quand il approchera de sa fin, il devra se plonger dans le fleuve Sarasvati, pour y retrouver ses forces (Nouvelle Lune). Pendant les quinze jours suivants, il recouvrira sa santé » (Lune Croissante)
Le Seigneur Lune n’était déjà qu’un fil d’argent dans le firmament, prêt à s’éteindre… La nuit suivante, personne ne le vit : il prenait son bain dans le Sarasvati (Nouvelle Lune). Le surlendemain, il fit une timide apparition, puis de jour en jour se montra plus vigoureux, pour retrouver au bout de quinze jours toute sa vigueur d’antan (Pleine Lune). Certes, sa maladie revient périodiquement pour lui rappeler les exigences de Daksha. Aussi ne manque-t-il plus jamais de passer une nuit entière avec chacune des vingt-huit sœurs. Il ne peut rendre visite à Rohini qu’une fois par mois (Pleine Lune) , et cette attente est bien souvent trop longue.
Alors, soyez attentifs, toutes les nuits, à la place qu’occupe Lune dans le ciel. Le Seigneur de la Nuit a chaque soir une nouvelle étoile pour compagne, tantôt celle-ci, Régulus, à l’extrémité de la patte avant du Lion, ou celle-là, qui forme l’Epi, dans la main de la Vierge. Plus tard, ce sera Antarès, l’étoile rouge du Scorpion… ou la tendre Aldébaran, sur la douce épaule de Rohini. Regardez attentivement le ciel : Certains soirs sont favorables. Vous pourrez parfois observer un bien curieux spectacle. Lune est tantôt un tout nouveau petit croissant, filet d’or dans le firmament, tantôt une boule rubiconde. Mais sa face est illuminée de joie quand Rohini est dans ses bras. Alors, Aldébaran se cache derrière les deux amoureux. Ignorant ce que diraient les poètes, les astronomes parlent d’une « occultation »… Après quoi, Lune reprendra sa route, pour un long mois, loin de sa belle.

Ne vous inquiétez pas trop pour Rohini ! Elle saura reconquérir son élu : n’est elle pas devenue, la protectrice des amoureux, et n’est ce pas vers elle qu’ils tournent leurs regards lorsqu’ils se prennent tendrement la main dans l’obscurité ?
Cette légende nous fait apparaître les phases de la Lune et met en évidence l’éclipse lunaire en phase de Pleine Lune de couleur rouge et l’éclipse solaire en phase de Nouvelle Lune.
Si on se rapporte à la légende, le moment de plus grande faiblesse de Chandra (Lune) se situe avant de plonger dans le Sarasvati qui représente la Nouvelle Lune.
Cette Nouvelle Lune étant représentée par Antarès qui se trouve à 15° du scorpion nous indique que la voie combuste correspond à cet état de faiblesse de Chandra (Lune) et se situe avant la Nouvelle Lune.
Cependant si nous pouvons nous reporter à la position de Antarès pour la fin de la voie Combuste, un mystère demeure quant au début de cette voie combuste.

Il faut savoir que les maisons lunaires couramment utilisées en astrologie Védique sont au nombre de 27 au lieu de 28 comme en parle la légende.

1/ Je vais commencer mon développement en considérant tout d’abord les 27 maisons lunaires qui s’étendent chacune de 13°20.
Antarès se situe dans la 17ème maison Lunaire Anuradha et correspond à la création, au renouveau.
Si nous regardons les maisons précédentes la 15ème Swati et la 16ème Vishakha, elles sont par contre à tendances négatives. Swati parle de destruction et Vishakha d’instabilité ce qui je pense correspond à la notion reprise par la voie combuste.
Chaque maison lunaires est de 13°20 chacune et de se fait Swati débutera à 6°40 Balance pour finir à 20° Balance. De même Vishakha débutera à 20° Balance pour finir à 3°20 Scorpion
Arcturus est l’étoile attribuée à Swati et se situe à 1°18 balance et Agena à 29°52 balance attribuée à Vishaka.
Il ne semble pas que la position des étoiles ont pu déterminer le début de la voie combuste cependant entre les deux étoiles Arcturus et Agena, se trouve un groupe de 4 étoiles disposées à 8°04 (Mioplacidus), 12°39 (Gacrux), 17°44(Becrux), 17°57 Balance (Acrux) qui, si on en fait la moyenne, nous donne un 14°25 Balance de position.

Al-Biruni ne donne pas de précisions de degrés. Serait-ce, ce qui a inspiré ses succésseurs?

2/ Une autre possibilité est de ne pas se référer aux étoiles mais simplement aux maisons lunaires.
Car la 17ème maison étant celle de la renaissance, débute à 3°20 du Scorpion c’est-à-dire avant la fin de la voie combuste déterminée et donc ne correspond plus au symbolisme de la voie combuste.
Dans ce cas on pourrait déterminer une voie combuste de 6°40 Balance à 3°20 du Scorpion qui correspond au symbolisme de la voie combuste.
La période de la Nouvelle Lune correspondant dans ce cas de 3°20 Scorpion à 16°40 Scorpion et symboliserait la renaissance dans le Sarasvati.
3/ Une troisième possibilité est de ne considérer, non pas 27 maisons lunaires mais 28 comme le calendrier lunaires indiens dont les maisons semblent, il y a des millénaires, avoir été réduites à 27 pour des raisons de simplifications de calculs.
Ces 28 maisons lunaires rejoindraient celles chinoises et également celles arabes.
Cependant si celles-ci ont une étendue de 12°51’28, celles indiennes sont de 13°18 + la maison supplémentaire Abhijit de 4°15 se trouvant être la 22ème maison ce qui signifie que la 17ème maison celle de la Nouvelle Lune se trouverait décalée en arrière se situant à 2°48′ Scorpion à 16°06 Scorpion. Alors que les 28 maisons lunaires arabes étant partagée équitablement, la 17ème maison Iklil Al Jabhah (Anuradha) celle de la nouvelle Lune se situerait de 25°10 Balance à 8° Scorpion et qui a pour conséquence que les étoiles gouvernantes changent de maison. La 17ème se trouve gouvernée par Agena au lieu d’Antarès qui elle gouverne la 18ème maison située de 8°34’24 à 21°25’52 Scorpion et qui se trouve parfaitement en opposition à la 4ème maison Al dabaran(Rohini) de 8°34’24 à 21°25’52 Taureau.
Lorsque l’on regarde le symbolisme des maisons lunaires ont peut remarquer que celui-ci c’est également adapté. La 17ème maison n’ayant pas le symbolisme de renaissance mais bien d’instabilité.
Ce qui semble indiquer que le symbolisme est lié directement aux étoiles gouvernantes. Agena représentant l’instabilité et Antarès, la renaissance et la force créatrice (voir également en astrologie mondiale).
Donc Antarès gouverne la 17ème maison lunaire indienne « Anuradha » et gouverne la 18ème maison lunaire arabe « Al Kalb » représentant la maison de la Nouvelle Lune.
Je pense que cette troisième possibilité est probable sachant que les maisons lunaires arabes (8ème s)ont été empruntées aux indiens.
Cela confirme également qu’à l’origine les maisons indiennes Nakshatras étaient bien au nombre de 28 et également que la notion d’une Lune en exaltation en taureau et en chute en scorpion est totalement concordante.
4ème maison= Rohini ou Al Dabaran= PleineLune= Exaltation de la Lune= Chandra est dans les bras de Rohini
17ème maison= Anuradha ou 18ème maison=Al Kalb= Nouvelle Lune= Chute de la Lune= Chandra se plonge dans le Sarasvati pour renaître
Ce qui me fait dire que la chute d’une planète ne doit pas être considérée comme une incapacité un frein, mais plutôt comme un nouveau départ plein de promesse.
La voie combuste se situerait donc de 12°91’28 Balance à 8°34’24 Scorpion.

En savoir plus…d’autres sources

Pour complèter ces informations je vous avais proposé de lire ce fichier de Patrice Bouriche sur l’histoire de l’astrologie indosidérale. Je remarque cependant que dans sa comparaison des maisons lunaires arabes et indiennes, une incohérance s’y trouve n’ayant pas tenu compte de la différence des degrés entre les deux systèmes. Il y a également des erreurs quant à la portion attribuée à chaque maison. En effet il attribue 12°85 à chaques maisons lunaires alors qu’en réalité elles font 12°51’28.Cet erreur vient du fait qu’il n’a pas transposé la portion inférieur à 1° en minute l’ayant laissé en pourcent. Effectivement 1/0,85°= 1,176    60’/1,176= 51′
On peut voir dans un manuscrit du 16ème siècle « l’introduction au jugement des astres » de Claude Dariot page 41,une petite phrase sur la voie combuste.On peut voir dans un manuscrit du 16ème siècle « l’introduction au jugement des astres » de Claude Dariot page 41,une petite phrase sur la voie combuste.

Il parle donc de 3° balance à 9° scorpion.
La limite de 9° Scorpion correspond à celle que j’ai suggéré ( voir mon développement précédent)
Et qui me semble la plus importante car elle correspond à la cuspide de la maison lunaire Arabe « Al Kalb » gouvernée par Antares et qui représente la Nouvelle Lune.
Voiçi un manuscrit du 18ème siècle de
Charles-François Dupuis, traitant exclusivement des différentes maisons lunaires orientales:

Explications et lien

Je découvre un article de Déborah Houlding « Time,
the Egyptians & the calendar »
qui
développe une origine égyptienne pour la voie
combuste et liée également aux phases
lunaires. http://www.skyscript.co.uk/heritage/egyptians.html

Marie-Luce
Piette ©

Constellation de la Balance et du Scorpion
Citation:
« Les données astrologiques de base ayant été posées, al-Qabīsī passe aux applications pratiques avec le quatrième chapitre, qui témoigne de l’étendue de ses lectures astrologiques, grecques et arabes et subsidiairement hindoues, au point que ces références perturbent l’ordre de l’exposé. »
Présentation du livre
par Max Lejbowicz
Citation:
« Si l’observateur conserve encore quelques doutes sur l’incurvation de la terre, reportons-nous pour confirmation à un autre argument, à savoir son ombre. A objet rond, ombre circulaire. Si l’on observe l’ombre de la terre projetée sur la lune, on s’aperçoit que ses bords sont arrondis, surtout lors d’une éclipse totale ; on peut alors voir presque toute la circonférence terrestre projetant son ombre ainsi que sa sphéricité. Il ne peut donc y avoir de doute quant à la forme de la terre : elle est ronde de tous côtés

La Lune Rousse

La Lune Rousse


On l’a surnommée la lune d’avril ou de Pâques. Sous le règne de l’Empereur Constantin, la fête de Pâques fut fixée au premier dimanche après la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps. Les anciens affirmaient que la lune rousse suit celle de Pâques. Elle est toujours redoutée par les agriculteurs, les jardiniers et surtout les vignerons. Pourquoi ? Parce que la lune rousse est accusée depuis des siècles de geler les bourgeons et les fleurs de printemps. On a remarqué que par temps clair, lorsque la lune brille, la température se refroidit. Les plantes perdent leur chaleur par rayonnement vers une atmosphère plus froide. Elles perdent en même temps une partie de leur sève par évaporation qui occasionne un refroidissement plus important que celui de l’air ambiant. C’est ainsi que l’on constate, au lever du soleil, le roussissement des bourgeons qui ont subi les méfaits du gel.
Les statistiques météorologiques ont enregistré des périodes froides en avril comme en mai. Il n’y a pas de risque de gelée lorsque l’espace est brumeux ou lorsque les nuages s’interposent entre la haute atmosphère et les plantes. La lune ne peut donc être tenue pour responsable des gelées. Mais on l’a souvent accusée de chasser et même de « manger » les nuages. Elle ne reflète vers la terre que la lumière du soleil qu’elle reçoit au maximum au moment de la pleine lune. Elle brille intensément quand l’air est sec, exempt de vapeur d’eau, laissant passer librement les rayons lumineux. C’est à ce moment et en général entre les premier et le dernier quartier, lorsque l’éclairage est le plus intense et le plus long, que le refroidissement peut atteindre le point de congélation.
Moralité : sous les climats sensibles, les risques de gelée peuvent se prolonger jusqu’au début du mois de mai et il est recommandé de suivre le dicton populaire :
« Quand la lune rousse est passée,
On ne craint plus la gelée ».
Source

Temple de Somnatha
Citation:
Mahmoud al-Ghazni a effectué des raids meurtriers presque tous les ans de son règne. Il fut un homme de ferveur religieuse, intéressé à la culture, comme le prouve la présence à sa cour du grand savant (un vrai savant, celui-ci… pas seulement un jurisconsulte…), al-Bîrûnî (973-1050). Cela ne l’a pas empêché de ravager des villes, de raser des temples comme celui de Mathura (en 1018), que les Hindous considèrent comme le lieu de naissance de Krishna. En 1026, il détruisit le temple de Somnath et Al-Utbi raconte que le nombre d’infidèles tués dépassa 50000 (chiffre qui n’est pas une vérité arithmétique, mais tout de même…)

Shandra

Toutes les positions ici sont données en sidérale.
Mais doit-on considérer l’ayanamsa et transposer les positions en tropicale?
Voir différence entre astrologie tropicale et sidérale.
De la même façon qu’en astrologie sidérale ou tropicale le symbolisme des signes reste identique, je pense qu’il ne faut de ce fait qu’il ne faut pas considérer l’ayanamsa . Chaque système apportant sa lecture propre dans son esprit propre.
Nakshatra-Demeures lunaires vediques
Nakshatras-Demeures
lunaires vediques
Arcturus constellation du Bouvier
Agena constellation du Centaure
Maisons lunaires arabes
Maisons
lunaires arabes


Dariot La voie combuste

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Différences entre Astrologie tropicale et Astrologie sidérale

 
 
 
gDifférences entre astrologie tropicale et astrologie sidérale h
 
 
 
 
L’astrologie tropicale se base sur la position des planètes dans la roue du zodiaque dont la répartition des signes se fait en fonction des saisons. C’est à dire que cette roue de 360° sera subdivisée en 12×30° correspondant aux 12 signes du zodiaque. Le 0°, correspondant au début du Bélier, et à la position du soleil le 21 mars, début du printemps (équinoxe du printemps).

L’astrologie sidérale base sa subdivision du zodiaque sur les constellations. C’est à dire prend comme référence  la position de certaines étoiles pour déterminer le 0° Bélier . Cependant, du fait de la précession des équinoxes, aujourd’hui, on a pût remarquer un décalage en degrés de ces constellations par rapport à leurs positions au temps de nos ancêtres Babyloniens.

Ce décalage s’appelle anayamsa en langage hindou et à l’heure actuelle est de 23°54 (Lahiri).
Ceci signifie que le degré 0° en Jyotish (astrologie sidérale védique) se trouvera déplacé de 23°54 en tropicale. 
Par rapport au 0° Bélier en tropical on le trouve en sidérale à 6°06 Poissons. Un soleil à 10° Bélier en tropicale, se trouvera à 16°06 Poissons en sidérale.

De cette base un autre élément entre en ligne de compte « Les maisons ».
Comme dans toutes astrologies antiques, la domification (division du zodiaque en 12 maisons) utilisée est celle des « maisons égales ».
Cependant en Jyotish les cuspides tombant en signe, détermine la maison que représentera le signe tout entier et englobe de ce fait toutes les planètes se trouvant dans ce signe quelque soient leurs positions, avant ou après la cuspide comme nous le connaissons en tropicale.
De ce fait nous nous retrouvons d’un système à l’autre avec des planètes pouvant occuper des signes et des maisons différentes.

Anayamsa:

Il y a plusieurs anayamsa utilisé en astrologie sidérale:

1/La plus utilisée est l’anayamsa Lahiri qui se base sur la position de l’étoile Spica (l’épi) à 30° de la vierge. 
De là se sont déployés les autres signes du zodiaque. Le décalage est de 23°51 

2/Le deuxième plus utilisé est le SVP de Fagan qui est d’origine occidentale et qui se base sur la position de     deux étoiles : Antares ( le cœur du scorpion) et Aldebaran (L’oeil du Taureau) qui sont d’origine Mésopotamienne. Ces deux étoiles étant considérées comme le milieu de leur signe. De là se sont déployés les autres signes. Le décalage est de 24°44 

3/Les autres anayamsa en Inde font partie de traditions familiales d’astrologues et sont nettement moins utilisées.       Tel que : Raman :22°24

En occident nous avons également d’autres anayamsa qui sont d’origine philosophique diverse tel que :
      Les anthroposophes :29°41
      Deluce :27°48
      Heindel :20°54
Il faut savoir cependant que les différents courants sidéraux et tropicaux utilisent des domifications différentes(le partage des maisons) .

La domification :

La domification Indo-sidérale 
1/En astrologie védique (Jyotish) est utilisé principalement une domification zodiacale. C’est à dire qu’elle part de la
position de l’As pour déterminer le signe de la première maison, peu importe où il se situe. Ensuite, c’est très simple,
un signe = une maison. 
Ex : AS à 23° Bélier 
M1 de 0° du Bélier à 0° du Taureau, M2 du 0° du Taureau à 0° du Gémeaux……. 
2/La seconde est une domification similaire à celle de Porphyre et est appelée «
Sripathi ». 
Une troisième utilisée par Krishnamurti Paddhati incorpore également le système de maison de Placidus popularisé en 
France par Dethier .

 
ou domification Antique, considère également des maisons de 30° chacune cependant en considérant l’As comme le milieu de la maison, donc la maison s’étendra de 15° avant jusqu’à 15° après l’AS. De là se déploient les autres maisons, chacune de 30°.
Cette domification est utilisée en astrologie antique sidérale occidentale et qui je suppose s’associe au SVP Fagan (à vérifier). 
Ex : AS à 23° du Bélier
M1 de 8° du Bélier à 8° du Taureau, M2 de 8° du Taureau à 8° du Gémeaux……
A noter, le MC est déterminé par rapport à la position du Soleil à 12h (Soleil local)aux solstices d’été et d’hivers.

Les domifications occidentales  sont multiples et basées sur des calculs mathématiques.
Porphyre au 3ème siècle
Campanus au 12ème siècle
Regiomontanus au 15ème siècle
Placidus au 17ème siècle
La domification Placidus est la plus répandue.
Note : La position de l’AS, DS ne change pas quelques soit la domification occidentale. Le MC quant à lui est déterminé par rapport au point le plus élevé du Soleil (12h Soleil local. Le Soleil se lève à Paris 9’20" avant Greenwich)du jour considéré.

Marie-Luce Piette ©

 

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Les dignités à travers les siècles


 
 ___________________  
Les
dignités à travers les siècles

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________________________________________________________________________________________________________________________________________________________


Les
dignités
nous ont été transmises au fil des
siècles grâce à la traduction de
manuscrits eux même parfois déjà
traduits où reprenant le contenu d’anciens textes parfois
disparus ou grâce à des supports comme les
tablettes babyloniennes. Différents courants
astronomiques/astrologiques ont parcouru l’histoire, nous laissant peu
d’explications de ces dignités. Nous retrouvons l’origine
des exaltations à Babylone, un tableau de
Ptolémée au IIe siècle ap JC et celui
d’Abraham Ibn Ezra XIIe siècle qui sont les plus
utilisés surtout en astrologie horaire.
Ce sera le
tableau d’Ibn Ezra qui sera conservé par l’astrologie
tropicale comme base des dignités. Celui de
Ptolémée sera repris par William lilly au XVIIe s
en astrologie horaire.

Les dignités
et débilités :

La
maîtrise et l’exaltation sont appelés
dignités
essentielles, l’exil et la chute sont appelés
débilités. Les autres dignités dites
mineures
(triplicités, termes et décans) seront
abordées ultérieurement.
Les tableaux ci-dessous sont réalisés de
manière
à pouvoir vous montrer la relation d’opposition qui existe
d’une part entre la maîtrise et l’exil et
d’autre
part entre l’exaltation et la chute.

Les
dignités au
2ème siècle


La
deuxième moitié du 5ème
siècle av JC sera marquée par de grandes
mutations .
Athène devient le grand centre
intellectuel de la Grèce.
Avec Socrate (470-399 av
JC) la phylosophie est tourné vers l’éthique et
la morale.
Platon (427-348 av JC) qui fût son
élève poursuivit dans cette voie mais
également apporta des idées nouvelles en
astronomie. Il propose de se tourner plus sur l’astronomie
théorique que sur celle de l’observation, il
différenciera les sphères fixes
(étoiles fixes) de celles errantes (planètes).
Son
élève Aristote (384-322 av JC) émettra
l’idée que les sphères sont en contact les unes
avec les autres. Dans sa conception, le monde sublunaire (ce qui est la
terre jusqu’à la Lune) est divisé en quatre
éléments: l’eau, l’air, la terre , le feu alors
que le monde supralunaire (ce qui se situe après la Lune)
est
constitué d’éther qui est
considéré du domaine de la
perfection.
Du 4ème au 2ème
siècle av JC, suite à la conquête
d’Alexandre Le Grand, l’Egypte devient le pays le plus riche
d’Orient et la nouvelle citée Alexandrie,
l’épicentre de la vie intelectuelle et multiculturelle.
Une grande bibliothèque sera fondée et permettra
à Ptolémée de s’intruira et
de développer son travail.

Les
dignités au 12ème
siècle


Après
la chute de l’empire Romain en 476 il y eu une longue
période
sans développement de l’astrologie et il faudra attendre
l’arrivée des arabes au début du 8ème
siècle en Espagne pour redécouvrir des textes
qu’ils ont ramenés lors de leurs vastes conquêtes
territoriales qui
allèrent jusqu’en Inde. L’Espagne
devient petit à petit un grand centre culturel où
les
clercs de l’Europe entière viennent consulter les sources
arabes
et la science antique. Tolède
en particulier constitue, à partir de la fin du
11ème
siècle, le pôle majeur des traductions. Les
écrits
anciens sont massivement traduits en plusieurs langues. Les traductions
sont le plus souvent effectuées par deux personnes : l’une
transcrivant l’arabe en langue catalane et l’autre traduisant cette
dernière version en latin. Ceci car l’Italie centre du
christianisme était le seul pays qui avait trouvé
un
interêt à cette alliance, les traducteurs
étant le
plus souvant 
comme
Ibn Ezra Hébreux, l’Espagne
étant
résolument Catholique depuis 589 il y avait un
interêt
commun qui les reliaient. Aux
allentours du 11ème et 12ème siècle
il y eu une profusion des ordres monastiques qui permirent la diffusion
de manuscrits par la transcription, la traduction et la diffusion au
cours de pélerinages.  

Ibn Ezra

IT Rocca d'Angera Varese Salle de la Justice Lion Soleil 13 ème s

IT Rocca d'Angera Varese Salle de la Justice Verseau Saturne Capricorne 13 ème s

Dignités de Ptolémée 2ème s
On
retrouve dans le tableau de
Ptolémée les exaltations babyloniennes.Cependant
la chute qui en est l’opposition ne reprend plus ses degrés.

Dignités de Ibn Ezra 12ème s

Dans
le tableau d’Ibn Ezra les exaltations semblent s’être
généralisées au signe entier.C’est
également par héritage arabe qu’apparaisse la
notion d’Almuten.
 

L’almuten
est la planète la plus puissante du thème natal,
celle
qui dépossède les autres et assume le
rôle de
planète dominante. Les critères pour choisir
l’almuten se
fonde sur les dignités des cinq lieux vitaux (Soleil, Lune,
AS,
Tichê -part de fortune diurne- Nouvelle lune le jour, Pleine
lune
la nuit), sur la position des douzes maisons, et avec les aspects sur
les luminaires (Soleil,Lune); c’est la planète qui
prévaut sur les significateurs d’un argument particulier (
par
exemple du Père, du fils ou du tempérament,
etc…)
Source: glossaire de Marco Fumagali

voir
le lien pour procéder.


Dignités Chaldéennes, de Ptolémée et d' Ibn EzraDignités Chaldéennes, de Ptolémée et d' Ibn Ezra

Les dignités aux
13ème siècle

Manuscrit
du 13ème s de Zothorus
 
Auteur/Titre :
Georgius Zothorus, liber astrologiae
Titre d’usage

Nom
de pays
: italie 
Origine : sicile
Siècle
: 13e siècle
Date
: 2e quart
Artiste
:
Latin 7330 Mandragore bnf

Zothorus

Saturne maîtrise en Capricorne et Verseau

Saturne exaltation en Balance

Saturne exil en Cancer et Lion

Saturne chute en Bélier

Jupiter maîtrise en Poissons et Sagittaire

Jupiter exaltation en Cancer

Jupiter chute en Capricorne

Jupiter exil en Vierge et Gémeaux

Mars maîtrise en Bélier

Mars exaltation en Capricorne

Mars exil en Balance

Mars chute en Cancer

Soleil maîtrise en Lion

Soleil exaltation en Bélier

Soleil exil en Verseau

Soleil chute en Balance

Vénus maîtrise en Taureau et Balance

Vénus exaltation en Poissons

Vénus exil en Bélier et Scorpion

Vénus chute en Vierge

Mercure maîtrise en Vierge et Gémeaux

Mercure exaltation en Vierge

Mercure exil en Poissons et Sagittaire

Mercure chute en Poissons

Lune maîtrise en Cancer

Lune exaltation en Taureau

Lune exil en Capricorne

Lune chute en Scorpion
Les
dignités au 16ème siècle


Cardano
1501-1576

Les
exiles:

Lune en Capricorne


Soleil en Verseau


Mercure en Poisson et Sagittaire


Vénus en Bélier et Scorpion


Mars en Taureau et Balance


Jupiter en Gémeaux et Vierge


Saturne en Cancer et Lion

Mehmed
al-su’udi 16ème s

Le
livre du bonheur

Auteur/Titre :
mehmed al-su’udi, matâli’ al-sa’âdet
Titre d’usage
:  Le livre du bonheur
Nom de pays :
turquie 
Origine
: istanbul
Siècle
: 16e siècle
Date :
hégire 990 = 1582
Artiste :
osmân
Source:Supplément
turc 242 Mandragore bnf

Les planètes en exile Cardano

Les
planètes en exile selon Cardano dans "L’astrologia Gallica
de J-B Morin de Villefranche


La grande mosquée des Omeyyades

Saturne et Jupiter chute et exaltation

Mars et Soleil chute et exaltation

Vénus et Mercure chute et exaltation

Lune en chute et exaltation et exaltation des noeuds lunaires
Claude
Dariot
(1533-1594)

La roue des dignité

Roue des dignités Dariot

Les
dignités au 19ème siècle


En astrologie Rosicrucienne
fin du 19e siècle courant mixte tropicale/sidérale,
les degrés d’exaltations réapparaissent
et la
récente découverte d’Uranus et Neptune
amène
à compléter le tableau
des dignités
pour ces nouvelles
planètes.

Emblème rose-croix max heindel

Les
dignités au 20ème siècle


Le
tableau en astrologie tropicale est légèrement
différent au niveau des exaltations des transpersonelles et
renonce aux degrés d’exaltation.

Réflexions
sur les dignités par d’autres auteurs contemporrain:


André Barbault:
Justification
des maîtrises

J-M
Michiels :
Dignités,
Maîtrises et Almutens

Richard Pellard
:

Critique
de la doctrine des maîtrises planétaires

Patrice Bouriche:


Astrologue
Indosidéral, nous donne une explication sur l’origine
des degrés d’exaltations
découverte par
Cyril Fagan et
complète ainsi le tableau pour
les planètes transpersonelles.L’astrologie Indosiderale
n’est pas l’astrologie vedique (astrologie indienne antique)qui
n’utilise pas les transpersonnelles.
Cyril Fagan

Jacques Halbronn:


Sur
la véritable raison d’être des
Dignités planétaires

Il c’est
également penché sur les
écrits antiques et en a ressorti certains illogismes.
Autre
de proposé un nouveau tableau des dignités (p49)
il offre dans son article un exposé sur l’histoire de
l’astrologie très intéressant.


Jacques Halbronn


Jean
Carteret:


C’est
davantage tournée vers le sens métaphysique des
dignités.
Dignités et
débilités

ou
Dignités et
débilités
téléchargeable

Marie-Luce Piette
©

Les dignités rosicruciennes

Les dignités au 20ème s


Les exaltations de Patrive Bouriche


Les dignités selon Jacques Halbronn

Jean Carteret

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